Fontvieille se situe à l'extrémité
occidentale des Alpilles, sur un des premières collines s'élevant
au dessus de la Vallée du Rhône. Fontvieille est profondément
liée à l'écrivain Alphonse Daudet, qui a beaucoup
séjourné dans le village. Ses « Les lettres de mon
moulin » font référence aux moulins qui surplombent
le village. Le plus beau de ces moulins et le dernier à être
resté en activité jusqu'au début du 20ème
siècle abrite un musée consacré à l'écrivain,
mais il en reste trois autres en partie ruinés dans la pinède
sur les hauteurs de Fontvieille. Alphonse Daudet résidait souvent
dans le château de Montauban, un joli édifice de la fin
du 18ème siècle, à l'invitation de cousins et amis,
la famille Ambroy. Le château est aujourd'hui propriété
de la municipalité.
En face de l'église de Fontvieille,
l'église Saint Pierre Es Liens, se trouve une statue de bronze
dédiée « A la gloire de la Révolution française
», témoignage des luttes d'influence très vives
entre l'Eglise et la République. Fontvieille avait une forte
population de carriers, les ouvriers extrayaient la pierre calcaire
des carrières depuis l'époque romaine, l'activité
s'est fortement développée à la fin du moyen-âge.
Le château de Tarascon
a été construit avec la pierre de Fontvieille. L'activité
a décliné au début du 20ème siècle
et l'apparition du ciment, il reste aujourdhui une carrière en
activité.
Fontvieille signifie la «
Vieille Fontaine » en Provençal. Cette vieille fontaine
qui donné son nom au village existe toujours, elle se trouve
à 2km au centre du village actuel, à coté d'un
superbe lavoir, impressionnant par sa taille. A une centaine de mètres
se trouve la Tour d l'Abbé, un ouvrage défensif construit
au 14ème siècle par Pierre de Canillac, abbé de
Montmajour.
A quelques kilomètres au
sud du village se trouvent les ruines d'un aqueduc romain, l'Acqueduc
du Barbegal. C'était un double aqueduc : une partie alimentait
la ville d'Arles, une autre partie alimentait un moulin hydraulique
dont les vestiges sont mis à jour : un conduit a été
creusé dans la roche, l'eau dévalait les pentes, actionnant
les pales des moulins disposés sur la pente. C'est le plus grand
complexe de moulins hydrauliques connu de l'Antiquité.
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