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La Provence accueille favorablement la révolution. Le climat social
est tendu après l'hiver très rude de 1788-89. Les privilèges
des nobles sont mal perçus par la population. Les villes s'agitent,
manifestent et les campagnes suivent le mouvement.
Dans un climat tendu et passionnel, les manifestations tournent souvent
à l'émeute et finissent dans le sang, entretenant un climat
de guerre civile. A Avignon, soixante détenus accusés de
conspiration contre révolutionnaire sont massacrés par la
foule dans le palais des papes.
En 1790 l'assemblée constituante dissous le Parlement et crée
les département des Bouches du Rhône, Var et Basses Alpes.
Avignon et le Comtat sont réunis à la France en 1791 à
la demande de la population. Le département de Vaucluse est créé
en 1793.
En
1792 les campagnes se soulèvent, les paysans chassent les nobles
et détruisent les châteaux.. Dans les villes, les révolutionnaires
se radicalisent et occupent les postes du pouvoir.
En
1793, Marseille, Arles, Aix et Toulon prennent le parti de la Fédération,
se rebellant de la Convention. Les troupes fédéralistes
marseillaises sont défaites, tandis qu'en désespoir de cause
les fédéralistes de Toulon livrent la ville aux anglais.
La vague révolutionnaire culmine avec la Terreur.
Dans
une Provence en crise, soumise à un blocus anglais, le renversement
de Robespierre entraîne une vague de Terreur blanche. Les fanatiques
des deux camps se déchirent, mais la confusion qui s'installe montre
la lassitude populaire.
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